A ceux qui ne comprennent pas pourquoi on ferme les lieux de culture alors qu’on laisse ouverts les supermarchés, demandez-vous combien de fois en un mois une famille ordinaire va au supermarché et combien de fois elle va au spectacle.
Aux bobos parisiens qui trouvent que l’accès aux salles de théâtre est vital à la population, demandez-vous combien de Français moyens sont frustrés par la fermeture des théâtres et combien n’y ont jamais mis les pieds.
A ceux qui ont crié au scandale au moment de la réouverture des commerces dits essentiels dont les librairies ont été exclues, demandez-vous quel pourcentage de Français ont vu leur vie affectée par la fermeture des librairies (pardon, Nathalie).
OUI, on peut vivre pendant un an sans aller au spectacle. Mais NON, on ne peut pas se passer de remplir le garde-manger, n’en déplaise à l’élite intello qui, parce qu’elle jouit d’un large accès à la parole dans les médias, voudrait nous faire croire que ses préoccupations sont celles de la majorité des citoyens.
Les personnalités invitées dans les médias (qui pour la plupart s’expriment dans les studios sans masques, faisant fi de la propagation du virus dont elles décrient tant les effets) sont des gens cultivés, qui se nourrissent de lectures et de culture, et évoluent dans un monde pas vraiment représentatif des 66 millions d’habitants du pays. Jusqu’à ce leader politique du parti communiste qui implore le gouvernement de laisser les familles emmener leurs enfants au théâtre le samedi après-midi plutôt que dans les centres commerciaux ! …Et ça se dit proche du peuple !…
J’invite ces offusqués de bon aloi à faire du « micro-trottoir » dans les galeries marchandes ou sur les places de villages, pour comprendre ce qui est vraiment essentiel dans la vie de ceux qu’on appelle « les gens ». En matière de produits essentiels, nous n’avons pas tous les mêmes valeurs !